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En exposant ces photographies sur les murs des plus grandes villes de façon sauvage, JR s’offre en quelque sorte, la plus grande galerie d’art au monde.
Il milite avec son œuvre pour un monde meilleur, pour la défense des droits de l’homme et des femmes dans les pays occidentaux mais aussi en Afrique, Moyen-Orient ou Amérique Latine.
En exposant dans la rue, JR peut toucher un maximum de gens et peut transmettre son message en offrant aux passants de Paris et Jerusalem, du Cambodge, d’Inde ou du Brésil, une réflexion sur le rôle de la photographie et de la place de l’art dans nos sociétés pour faire avancer des idées de tolérance et de respect de l’humain.
Reportage Face2Face (Metropolis sur Arte, 2007)
Voici mon coup de cœur lecture pour cet été. C’est l’histoire du quartier populaire de Texaco (banlieue de Fort-de-France) raconté de l’intérieur par la voix de l’une de ces habitantes.

Ce roman permet d’avoir un bon aperçu de la riche et mouvementée histoire de la Martinique, du temps de l’esclavage et des plantations à la situation d’aujourd’hui et de la conquête des villes.

On y partage le quotidien d’une habitante du quartier qui, au travers du récit de l’histoire de sa famille, nous livre un résumé de l’histoire des luttes contre les békés et les oppresseurs en tout genre.
C’est l’histoire du peuple de la Martinique vu par ses habitants et non pas celle des livres d’histoire des békés. C’est un bon moyen de découvrir la culture créole en se rapprochant de son mode de vie, d’expression et de façon de penser.
Patrick Chamoiseau, Texaco, Gallimard, 1994.
Miss. Tic est connue pour ces peintures au pochoir qu’elle dissémine sur les murs de la capitale et dans plusieurs autres grandes villes. C’est dans les années 80, alors que le graffiti prend son essor aux Etats-Unis puis en France, que Miss. Tic commence à apposer sa marque et son style.

Souvent composées d’un visage féminin, d’un chat ou d’une courte maxime, ses peintures attirent l’œil et s’exposent aux passants, conférant ainsi aux murs peints, une dimension poétique.
Miss. Tic s’est imposée avec un style volontairement provocant, que ce soit dans les positions suggestives de ces personnages ou dans les textes qui les accompagne.

Dans un premier temps sauvages, ces peintures donnent lieux à des commandes, comme cet hommage à Léo Ferré sur les murs de la cité universitaire d’Orly.

Aujourd’hui reconnue sur la scène artistique, Miss. Tic se tourne vers l’illustration de presse, avec des dessins pour Siné Hebdo et dans la déco, avec des stickers à coller chez soi.







