Chic et choc
28 mars 2010, 8:31
Filed under: Culturel | Mots-clefs: ,

Le « Porno Chic » a son inventeur : Terry Richardson.
Ses photos choquent souvent par leur mise en scène porno-érotico-chic, par l’absence de vêtements de ses modèles ou par la mise en relation de thèmes en contradiction. La provocation et l’humour sont à la base de sa photographie.


Il a photographié des modèles, des célébrités (Bjork, Barack Obama, Jessica Alba, Amy Winehouse, Di Caprio…) mais aussi des anonymes, des animaux ou ses propres amis.
Il a réalisé la couverture de dizaine de magazine (Vogue, Rolling Stone…) et il est aussi le photographe du calendrier Pirelli 2010.

Site officiel

Son blog



L’amour en direct
21 mars 2010, 1:19
Filed under: Sur la toile | Mots-clefs: ,

Au rayon des sites internet qui ne servent à rien, ou juste à faire un peu plus étalage de sa vie privée, le site ijustmadelove.com vous permet de publier et rendre accessible à tout le monde et en temps réel, votre activité sexuelle.
Grâce à des adaptations du site pour les téléphones portables, on peut mettre à jour et partager ses prouesses sexuelles en temps réel.


Sur internet toute les idées sont bonnes pour créer le buzz, même les mauvaises.
Certains seront ravis de pouvoir faire étalage de leur libido et de montrer à tous qu’ils sont des bêtes de sexe !



Ils ont voté et puis après ?
15 mars 2010, 8:04
Filed under: Actu | Mots-clefs: , ,

Avec toutes l’excitation et l’enthousiasme suscité par les élections régionales, il est de mauvais ton de prôner l’abstention aux élections.

Montrer du doigt comme le vilain petit canard, on est vite accusé de faire le jeu du FN et des fachos en tout genre.

Pour essayer d’expliquer en quoi les élections sont un leurre, et en quoi elles ôtent la souveraineté de chacun pour la confier à des élus qui n’ont de compte à rendre que tous les 5 ans,  j’ai reproduit le texte d’Élisée Reclus célèbre géographe et anarchiste.

Lettre d’Élisée Reclus (1830-1905) datée du 26 septembre 1885 (publiée dans Le Révolté du 11 octobre 1885)

Compagnons,

Vous demandez à un homme de bonne volonté, qui n’est ni votant ni candidat, de vous exposer quelles sont ses idées sur l’exercice du droit de suffrage.

Le délai que vous m’accordez est bien court, mais ayant, au sujet du vote électoral, des convictions bien nettes, ce que j’ai à vous dire peut se formuler en quelques mots.

Voter, c’est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c’est renoncer à sa propre souveraineté. Qu’il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d’une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu’ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir.

Voter, c’est être dupe ; c’est croire que des hommes comme vous acquerront soudain, au tintement d’une sonnette, la vertu de tout savoir et de tout comprendre. Vos mandataires ayant à légiférer sur toutes choses, des allumettes aux vaisseaux de guerre, de l’échenillage des arbres à l’extermination des peuplades rouges ou noires, il vous semble que leur intelligence grandisse en raison même de l’immensité de la tâche. L’histoire vous enseigne que le contraire a lieu. Le pouvoir a toujours affolé, le parlotage a toujours abêti. Dans les assemblées souveraines, la médiocrité prévaut fatalement.

Voter c’est évoquer la trahison. Sans doute, les votants croient à l’honnêteté de ceux auxquels ils accordent leurs suffrages – et peut-être ont-il raison le premier jour, quand les candidats sont encore dans la ferveur du premier amour. Mais chaque jour a son lendemain. Dès que le milieu change, l’homme change avec lui. Aujourd’hui, le candidat s’incline devant vous, et peut-être trop bas ; demain, il se redressera et peut-être trop haut. Il mendiait les votes, il vous donnera des ordres. L’ouvrier, devenu contremaître, peut-il rester ce qu’il était avant d’avoir obtenu la faveur du patron ? Le fougueux démocrate n’apprend-il pas à courber l’échine quand le banquier daigne l’inviter à son bureau, quand les valets des rois lui font l’honneur de l’entretenir dans les antichambres ? L’atmosphère de ces corps législatifs est malsain à respirer, vous envoyez vos mandataires dans un milieu de corruption ; ne vous étonnez pas s’ils en sortent corrompus.

N’abdiquez donc pas, ne remettez donc pas vos destinées à des hommes forcément incapables et à des traîtres futurs. Ne votez pas ! Au lieu de confier vos intérêts à d’autres, défendez-les vous-mêmes ; au lieu de prendre des avocats pour proposer un mode d’action futur, agissez ! Les occasions ne manquent pas aux hommes de bon vouloir. Rejeter sur les autres la responsabilité de sa conduite, c’est manquer de vaillance.

Je vous salue de tout cœur, compagnons.

Élisée Reclus


A consulter le très bon site Le Mague qui m’a inspiré pour l’article.



Écrivain gangster
21 février 2010, 12:15
Filed under: Lecture | Mots-clefs: ,

Iceberg Slim alias Robert Beck fut l’un des écrivains afro-américains les plus influents notamment avec son autobiographie Pimp (traduction : souteneur, maquereau) sortie en 1969.

Son œuvre est inspiré de son expérience personnelle puisqu’il fut proxénète dès ses 18 ans à Chicago. Il fut une figure du milieu du proxénétisme et fut incarcéré à plusieurs reprises. A 42 ans, après un an d’isolement en maison de correction, il consacre sa vie à l’écriture.
Ses descriptions crues et son style réaliste (inspiré de faits réels) dépeints les bas-fonds du ghetto et des difficultés de vie des noirs aux Etats-Unis des années 30 aux années 60. La violence est omniprésente et prend différentes formes : la violence sociale avec l’exclusion de la population noire et pauvre et la violence physique avec des meurtres, des viols et des agressions.

Dans Pimp, il raconte sans concession son histoire mais ne cautionne ni la drogue, qu’il a consommé, ni la prostitution et l’exploitation des femmes qui en a résulté.

De nos jours l’influence de son œuvre est présente dans les milieux artistiques littéraires et musicaux. Le personnage du mac est souvent repris dans le Hip-Hop et les films de gangsters s’inspirent également de son vécu.

A noter que le livre Pimp devrait être adapté au cinéma prochainement.

Bouquins à trouver pour 10euros aux éditions de l’Olivier et du Point où dans toute bonne bibliothèque publique qui se respecte :
Pimp : Mémoires d’un maquereau
Trick Baby
Mama Black Widow





La compta de la viande
6 février 2010, 3:26
Filed under: Actu, Sur la toile | Mots-clefs: ,

La production de viande a des conséquences sur l’environnement, avec une pollution des sols, comme l’on peut le voir en Bretagne avec les élevages intensifs de porc, où les sols et nappes phréatiques sont saturés d’azote.
Les données scientifiques et les arguments sont bien présents pour remettre en cause la production et la consommation de viande. Que se soit d’un point de vue écologique, éthique ou économique.

Plus d’infos et une pétition à signer pour faire changer les mentalités sur la viande disponible sur le site Viande.info



Anti-sites = anti-stationnement de SDF
13 janvier 2010, 5:01
Filed under: Actu, Sur la toile | Mots-clefs: , ,

La lutte contre la présence et l’installation des SDF revêt des formes différentes : bornes, piques, muret, plans inclinés ou faux cactus. Toutes les idées sont bonnes pour chasser les SDF de certains endroits de la capitale et pour les empêcher de s’assoir ou de s’allonger.


Des artistes du collectif Survival Group ont photographié ces installations dans les grandes villes françaises. Leur but est de recenser toutes les structures anti-SDF en France.
La série de photos est intitulée « Anti-sites » et est disponible sur le site du Survival Group. Anti-sites est le terme utilisé pour définir ces excroissances architecturales.

Ils rivalisent d’ingéniosité et d’imagination pour rendre la vie encore plus difficile aux SDF dans les grandes villes.

D’autres photos sur FlickR Survival Group



Majeures, tatouées et vaccinées
2 janvier 2010, 5:51
Filed under: Sur la toile | Mots-clefs: , , , ,

Le goût pour le trash, le burlesque et le fétichisme est depuis quelques années en plein renouveau. Les années 40 et 50 sont revisitées et exposées au grand public par le biais de star comme Dita Von Teese mais de nombreux sites alternatifs de la scène underground remettent au goût du jour la figure de la pin-up.

Les vêtements rétro et vintage n’ont plus exclusivement leur place dans les friperies et les étales des brocanteurs mais ils s’affichent sur papier glacé, portés par de ravissante créature.

Loin d’être de soumises mégères, les nouvelles pin-ups s’affichent avec des tatouages et des piercings, revendiquent et affirment leur différence, et bien souvent militent pour un féminisme « nouvelle génération ».

Une Suicide Girls s’exprime :

« Il y a des filles qui sont ultra féminines, d’autres non. Il y a des féministes et des femmes au foyer. Des mamans et des filles. Des travailleuses et des glandeuses. Des étudiantes, des fêtardes, des romantiques… il y a plein de filles différentes. Et pourtant on est ensemble et on partage des choses donc une passion je pense qu’il s’agit de la photo mais aussi un goût du risque au fond. »

De nombreux sites communautaires fleurissent sur le net comme Gods Girls, Pin Up Pincess, Deviant Nation, mais le principal et le précurseur reste Suicide Girls.

C’est un moyen pour les modèles de gagner de l’argent puisque les shootings photos sont plutôt bien rémunérés, surtout quand on a 18 ans. Le coté fun et décalé joue pour beaucoup ainsi que la possibilité de se faire connaître dans le milieu et de partager une expérience forte avec une communauté, des professionnels du monde de la photo, de la mode et de la communication.

« J’avais à peine 18 ans, personne dans mon entourage ne connaissait SG. J’étais en pleine période rebelle… Ce n’était pas vraiment réfléchi sur le coup mais au fil du temps, j’ai grandi et je sais que la communauté m’a beaucoup aidé pour ça… C’est sûrement parti d’un défi, un acte presque « suicidaire » pour se foutre en l’air et finalement ça a tourné comme étant le meilleur truc que j’ai fait pour moi-même. »

C’est aussi un risque pris, puisque les photos sont mises à disposition des internautes (souvent contre le paiement d’un abonnement) et qu’une fois sur le net les photos se retrouvent vite sur les réseaux peer-to-peer et que leur circulation devient incontrôlable.

Les détracteurs les accusent de pornographie déguisée et de rabaisser les femmes au statut d’objet commercial et sexuel. La passerelle avec l’alt-porn est évidente pour certains modèles mais tout dépend de la personnalité de chacune.

Remerciements à Sysca des Suicides Girls.


Myspace :

Suicide Girls

Gods Girls

Pin Up Princess

Deviant Nation

Desillusion Girlz

Nomalez Girlz

Trash and Glam