OZ break prison…
6 février 2009, 5:56
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Bien loin de la série Prison Break et de ses clichés sur l’univers carcéral, sa violence cachée et son scénario invraisemblable, OZ fait presque penser à un documentaire…

Elle décrit le système carcéral et judiciaire américain avec beaucoup de réalisme. Et la réalité est implacable : drogue, violence, sexe, viol, meurtre… La série a d’ailleurs été interdite au moins de 16 ans.

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La prison d’OZ est aussi le reflet du communautarisme à l’américaine avec ces groupes :

les musulmans, les gangsters afro-américains (Homeboys), les latinos, les italiens, les irlandais, les aryens (Brotherhood), les bikers (Hell’s Angels), les homos, les chrétiens et les autres.

Créée et diffusée dès 1997 sur le réseau américain HBO puis en France, OZ reste malheureusement encore méconnu du public, espérons que cet article change la donne !

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Truculences orientales
13 décembre 2008, 1:11
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Voici un de mes coups de cœur lecture de cette fin d’année.

Nasr Eddin Hodja aurait existé et vécu au XIIIe siècle en Anatolie (Turquie) et a servi au cours des siècles aux Turcs, Arabes et Persans comme source d’une sagesse malicieuse et critique des riches, des puissants et des dérives de la religion.

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Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja, Pocket, 1994, 6 euros.


Le soleil et la lune

On aimait bien embarrasser Nasr Eddin avec des questions oiseuses, ou carrément impossibles à résoudre. Un jour, on lui demande :

– Nasr Eddin, toi qui est versé dans les sciences et les mystères, dis-nous quel est le plus utile, du soleil ou de la lune.

– La lune, sans aucun doute. Elle éclaire quand il fait nuit, alors que ce stupide soleil luit quand il fait jour.


Comment sauver un avare de la noyade

Un jour, Mustafa, le gros richard de la ville, réputé pour son âpreté au gain, tombe dans la rivière. Il ne sais pas nager; le courant commence à l’emporter, tandis qu’on l’entend appeler au secours.

Les riverains se précipitent; on se penche au-dessus pour tenter de l’attraper au passage :

– Donne la main, Mustafa, donne la main !

Mais les yeux exorbités, il regarde désespérément ses sauveteurs sans rien faire pour s’aider. Il est déjà presque trop tard lorsque Nasr Eddin surgit. Il écarte la foule et crie en lui tendant la main :

– Tiens, Mustafa, prends ma main, prends !