Majeures, tatouées et vaccinées
2 janvier 2010, 5:51
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Le goût pour le trash, le burlesque et le fétichisme est depuis quelques années en plein renouveau. Les années 40 et 50 sont revisitées et exposées au grand public par le biais de star comme Dita Von Teese mais de nombreux sites alternatifs de la scène underground remettent au goût du jour la figure de la pin-up.

Les vêtements rétro et vintage n’ont plus exclusivement leur place dans les friperies et les étales des brocanteurs mais ils s’affichent sur papier glacé, portés par de ravissante créature.

Loin d’être de soumises mégères, les nouvelles pin-ups s’affichent avec des tatouages et des piercings, revendiquent et affirment leur différence, et bien souvent militent pour un féminisme « nouvelle génération ».

Une Suicide Girls s’exprime :

« Il y a des filles qui sont ultra féminines, d’autres non. Il y a des féministes et des femmes au foyer. Des mamans et des filles. Des travailleuses et des glandeuses. Des étudiantes, des fêtardes, des romantiques… il y a plein de filles différentes. Et pourtant on est ensemble et on partage des choses donc une passion je pense qu’il s’agit de la photo mais aussi un goût du risque au fond. »

De nombreux sites communautaires fleurissent sur le net comme Gods Girls, Pin Up Pincess, Deviant Nation, mais le principal et le précurseur reste Suicide Girls.

C’est un moyen pour les modèles de gagner de l’argent puisque les shootings photos sont plutôt bien rémunérés, surtout quand on a 18 ans. Le coté fun et décalé joue pour beaucoup ainsi que la possibilité de se faire connaître dans le milieu et de partager une expérience forte avec une communauté, des professionnels du monde de la photo, de la mode et de la communication.

« J’avais à peine 18 ans, personne dans mon entourage ne connaissait SG. J’étais en pleine période rebelle… Ce n’était pas vraiment réfléchi sur le coup mais au fil du temps, j’ai grandi et je sais que la communauté m’a beaucoup aidé pour ça… C’est sûrement parti d’un défi, un acte presque « suicidaire » pour se foutre en l’air et finalement ça a tourné comme étant le meilleur truc que j’ai fait pour moi-même. »

C’est aussi un risque pris, puisque les photos sont mises à disposition des internautes (souvent contre le paiement d’un abonnement) et qu’une fois sur le net les photos se retrouvent vite sur les réseaux peer-to-peer et que leur circulation devient incontrôlable.

Les détracteurs les accusent de pornographie déguisée et de rabaisser les femmes au statut d’objet commercial et sexuel. La passerelle avec l’alt-porn est évidente pour certains modèles mais tout dépend de la personnalité de chacune.

Remerciements à Sysca des Suicides Girls.


Myspace :

Suicide Girls

Gods Girls

Pin Up Princess

Deviant Nation

Desillusion Girlz

Nomalez Girlz

Trash and Glam



Des VG chez les SG
17 décembre 2008, 2:07
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Vous avez surement déjà entendu parler des SuicideGirls, ces pin-up tatouées et percées, dont une partie s’inspire de la mode rétro des années 50.

Clairement féministe, les SuicideGirls exhibent leur nudité par le biais de photos et affichent une volonté de choquer et de non respect des conventions.

Certaines SuicideGirls défendent la cause animale par le biais de campagne anti-fourrure et en ventant les vertus d’un régime vegan (végétalien qui exclut aussi la laine, le cuir et les produits testés sur les animaux).

La fameuse association américaine PETA (People for Ethical Treatment of Animals) agit au quotidien pour améliorer le sort des animaux en lançant des campagnes médiatiques avec des célébrités du monde du cinéma, de la musique ou de la mode.

Peta2

SuicideGirls